Partager l'article ! Trame verte et Bleue PACA. Paroles d'acteurs: PAROLES D’ACTEURS Interrogés, des membres du groupe général donne des pistes , ...
Le site de la vie du
Projet Trame Verte et Bleue Provence Alpes Côte d'Azur

Interrogés, des membres du groupe général donne des pistes , des points de vue , pour aller plus loin ....
Convaincre et produire atour d’un objectif incontournable….
« Dans le domaine de la « protection de la nature », convaincre reste toujours un combat, 30 ans après la loi de protection de la nature. Lorsqu’il s’agit d’arbitrer dans les choix d’aménagement, les priorités sont souvent en faveur des aspects économiques, au détriment de la préservation des grands équilibres écologiques. C’est pourquoi il est essentiel que l’ensemble des acteurs s’approprient une culture de base dans le domaine de la biodiversité pour comprendre les conséquences de leurs choix. » (S. Bassuel, chargée de mission DIREN)
… impliquant un choix de méthode …
« La prospective, c’est d’abord une réflexion, puis un effort de projection : quels sont les effets que ça peut avoir ? C’est la difficulté du projet. » (T. Tatoni, IMEP).
« Comme toute politique nouvelle, la Trame Verte et Bleue passera par des expérimentations, des retours d’expériences et des bilans, des ajustements… » (S. Bassuel, chargée de mission DIREN)
….. où s’expriment des visions diverses mais convergentes…
« Un projet qui travaille autour de cette notion de concertation, d’intéresser tous les acteurs est très intéressant. Cela prépare tout le travail de formalisation qu’il y aura à terme sur l’élaboration d’outils concrets. » (Emmanuelle Martin – Service environnement et territoire, DDA des BdR).
… notamment vis-à-vis de l’existant
« Deux choses me paraissent très importantes pour la suite : quelles décisions seront prises au niveau des documents d’urbanisme des collectivités (SCOT et PLU) ? Comment prendre en compte les pratiques agricoles ? » (Mr DUBOIS, expert en matière foncière et hydraulique auprès du Directeur Général du Conseil Général du Var)
«Les démarches réglementaires sont très développées, il y a des réglementations dans tous les sens, par contre cela n’a pas un effet formidable car la biodiversité s’érode ; les dispositifs réglementaires montrent là leurs limites ; la trame verte et bleue est donc une occasion de renverser la tendance et d’intégrer ces concepts par des démarches volontaires » (Louis Michel Duhen – CRPF)
Maintenant que l’on passe à la phase concrète, on peut déjà essayer de voir comment on peut essayer de valoriser les actions qui existent déjà… la TVB peut être le moyen de pousser les règlements qui existent jusqu’au bout, de les mettre en œuvre, et en plus de les faire reconnaitre comme un outil TVB. Je pense qu’à terme, on devrait arriver à la notion de label TVB. (…) le principe, c’est que cela devrait être une façon de concevoir l’aménagement du territoire dans sa globalité, cela pourrait devenir l’outil principal en matière de protection de l’environnement. (T. Tatoni, IMEP).
La parole d’ élus
Régis Gatti
3ème vice président du PNR des Alpilles, Maire d’Aureille (Bouches du Rhône)
« Associer le maximum de monde c’est être vraiment pertinent sur toutes ces thématiques et ce qui est en jeu. Personnellement, je crois qu’il n’y a pas encore assez d’acteurs concertés. Je souhaiterai que beaucoup d’élus viennent nous retrouver ; je pense que c’est du bon travail qui se fait dans le cadre des ateliers, mais il faut impliquer de plus en plus les élus, pour qu’ils prennent conscience que c’est une règlementation qui commence à être travaillée d’en bas. Il est primordial de faire remonter les idées des uns et des autres et voir justement ce que l’on peut aménager pour cette trame verte et bleue, laquelle me paraît indispensable pour l’avenir de la nature et de notre planète.
Si nous voulons préserver la biodiversité, nous sommes obligés de passer par des contraintes, de passer par certaines restrictions et de tenir compte de tout, sur le point de vue économique, sur le point de vue environnemental et sur le plan humain également. On ne devrait pas voir cela comme des craintes, mais plutôt comme un outil, de travail et de gestion. Cette gestion est importante pour savoir ce que l’on va faire dans l’avenir. Il faut prendre des décisions politiques pour pouvoir préserver ces espaces naturels pour les générations futures.
Il faut donc que les gens qui vivent sur ces milieux fassent remonter leur souhait par rapport à la Trame Verte et Bleue et à la notion de corridor écologique, très importantes pour notre territoire. Il y a un réel enjeu de gouvernance, c’est certain ! »
Le Groupement d’Intérêt Public (GIP) des Calanques est une personne morale de droit public, à caractère non lucratif dotée de l’autonomie financière. C’est la première structure de ce type à avoir été créée dans le domaine de l’environnement, le 17 décembre 1999. Constitué pour 8 ans à compter de cette date, il a été prorogé jusqu'au 17 décembre 2010. Ses missions, fixées par sa convention constitutive sont de deux ordres :
Depuis octobre 2002, le GIP est également opérateur Natura 2000 pour le territoire comprenant le site classé des Calanques. Il constitue par conséquent un lieu de débats, de réflexions et de rencontres pour l’ensemble des acteurs du site classé des Calanques et vise à mettre en place une politique adaptée dans les domaines suivants:
Retour sur la constitution du GIP
Issu de la volonté populaire (associations et groupes de pression) et de la volonté de valorisation d’un territoire, un consensus est né atour de la création d’un parc pour les calanques.
« Au début il n’y avait pas forcément de structure réglementaire pour permettre véritablement la mise en place du parc national. Il a fallu ce temps là pour que se donne la possibilité de regards croisés de tous les acteurs. Le GIP n’est pas gestionnaire mais coordonne les gestionnaires. Cela leur permet de se mettre autour d’une table, de savoir qui fait quoi et où, et d’arriver à une gestion plus harmonisée. Ainsi, une de nos missions s’articule autour de la sensibilisation et l’éducation du public autour de la nature et des menaces qui pèsent sur les calanques ».
Le GIP, la trame et sa méthode
La méthode la trame verte et bleue est « surprenante car elle permet de réfléchir vite: cela permet d’avancer et de produire face aux délais du programme, et en même temps c’est un peu frustrant car l’objectif de production implique des prises de décisions peut être un peu trop rapides. Mais au final on se rend compte qu’il y a des propositions communes sur les trois zones ! J’ai apprécié de me rendre compte que l’on peut avoir des idées sur des thèmes sur lesquels nous ne sommes pas forcément experts. C’est peut être là l’intérêt : la possibilité d’imaginer des choses, comme par exemple se faire l’idée d’une ville qui nous paraisse plus viable ».
Intérêt qui n’est pas négligeable, pour cette structure chargée de préserver un patrimoine terrestre et marin, aux portes de la deuxième ville de France…
contact : Lidwine le Mire Pêcheux – chargée de mission
Paole et portrait d'acteurs... La SAFER et la Trame ...
Max Lefevre - SAFER
La SAFER est une société anonyme, sans but lucratif, sous tutelle des ministères de l’Agriculture et des Finances. Elle compte 27 représentations en France (dont la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion), plus de 1 000 collaborateurs et près de 980 membres de comités techniques départementaux (soit, en moyenne, une dizaine par département). Porteuse de missions d'intérêt général, son but est de participer à l’aménagement durable et équilibré de l’espace rural et périurbain.
La SAFER mène une étude annuelle sur le marché foncier rural national afin de déterminer les prix des terres, prés, vignes, maisons à la campagne, etc… Elle s’appuie pour cela sur des observatoires locaux du marché foncier. Ses missions spécifiques :
• dynamiser l'agriculture et les espaces forestiers, favoriser l'installation des jeunes
• protéger l’environnement, les paysages et les ressources naturelles
• accompagner le développement de l’économie locale
Intégration du critère de biodiversité dans l’agriculture
« Les agriculteurs adaptent leur production en fonction de la demande sociale, qui autrefois était désireuse de produits agricoles peu chers, donc produits sous la forme intensive. La nouveauté c’est que la demande sociale veut aujourd’hui une agriculture de proximité, respectueuse de l’environnement, voire de caractère biologique. Cette évolution est une chance par rapport aux trames verte et bleue ».
La SAFER et la trame
« Il y a des tas de choses à faire, notamment en termes d’animation foncière. Il ne faut pas être victime du discours ambiant selon lequel il n’y aurait plus de volonté d’installation dans l’agriculture. La trame verte et bleue constitue par conséquent une opportunité pour proposer des restructurations foncières lors de l’installation de jeunes agriculteurs. Il s’agit de recréer des haies, maintenir des continuités écologiques que l’on peut imposer à travers nos cahiers des charges ou des baux environnementaux, etc.. L’agriculture doit être un plus, pour faciliter cette connectivité dans le cadre des trames verte et bleue ».
Retour sur la méthode
« L’intérêt c’est que l’on a l’habitude de travailler en vase clôt, or là nous avons l’opportunité d’échanger des certitudes, de prouver nos impressions ou nos connaissances du terrain, depuis nos expériences et nos cœurs de métiers. Avoir des échanges là-dessus permet de tempérer certains clichés. Ce qui nous fait avancer c’est justement l’ouverture et le regard des autres. Il y a énormément de choses à retenir de tout ce que l’on fait dans ces ateliers, et à titre personnel, j’en ressors à chaque fois avec un certain enrichissement et un certain plaisir, parce que l’on voit des pistes d’action, et c’est à travers la vision des autres que l’on peut évoluer (...)
Si la trame verte et bleue veut réussir, cela fonctionnera à travers la sensibilisation, l’animation et la réussite économique et écologique. Il y a des pistes aujourd’hui pour que cette prise en charge de la biodiversité ait une réponse économique. Aujourd’hui, il ne suffit pas simplement de se caler sur des zonages, mais plutôt sur des politiques dynamiques et inventives et qu’il existe de tels moyens pour les mettre en œuvre : je suis très optimiste ! »
BESOIN D’INFORMATIONS ?
Blog de la Trame Verte&Bleue Paca :
Parc Naturel Régional de Camargue : Président : Hervé Schiavetti - Directeur : Didier Olivry Tél : 04 90 97 10 40 Site Internet : www.parc-camargue.fr
Parc Naturel Régional des Alpilles : Président : Roland Darrouzes - Directeur : Carine Ritan Tél : 04 90 54 24 10 Site Internet : www.parc-alpilles.fr
Parc Naturel Régional du Lubéron: Président : Jean-Louis Joseph - Directeur : Jean Grégoire Tél : 04 90 04 42 00 Site Internet : www.parcduluberon.com
Parc Naturel Régional du Verdon : Président : Bernard Clap - Directeur : Suzanne Gioanni Tél : 04 92 74 68 00 Site Internet : www.parcduverdon.fr
Parc Naturel Régional du Queyras: Président : Yves Goïc -Directeur : Jacques Vallet Tél : 04 92 46 88 20 Site Internet : www.pnr-queyras.com
Secrétariat du projet Trame Verte&Bleue Paca Tél : 04 90 97 10 40 - Mail :tvbpaca@parc-camargue.fr |